Journée Mondiale de l’Environnement – Le point sur nos océans

Tortue dans l'océan pollution plastique

L’océan est riche, très riche. Pourtant, bien que nous sommes souvent en contact avec la mer, nous sous-estimons souvent sa place dans l’environnement. Lieu de vie d’une biodiversité époustouflante et d’un nombre inestimable d’animaux marins, son équilibre a été bouleversé depuis les dernières 50 ans avec l’introduction de plastique à grande échelle.

Vous avez compris? Le plastique est dans la ligne de mir. En l’occasion de la journée mondiale de l’Environnement le 5 juin, nous faisons un point sur un de nos plus beaux atouts-nature, nommé souvent «l’économie bleue »: l’océan.

Instauré depuis 1972 par les Nations Unies, le World Environment Day reconnait l’importance de mesurer les impacts sur notre nature. Une date qui incite à la réflexion sur les actions que nous devons impérativement mener pour préserver notre planète pour les générations futures.

La pollution dans nos sources d’eau et nos océans est une menace grandissante pour la biodiversité et donc, pour l’humanité.

L’accumulation des déchets et produits polluants dans la mer a profondément altéré l’essence même de nos océans, ce berceau de la vie sur Terre depuis plus de 4 milliards d’années.  A part des pesticides et produits chimiques, on retrouve trois grands types de risques liés tous aux déchets :

  1. Le premier est que les animaux marins se retrouvent piégés, et meurent immobilisés ou étouffés par les déchets. D’après une étude menée par le journal Scientific Reports[1] en 2017, 46% de la masse totale du « 7ème continent » est constituée de filets de pêche abandonnés, et la taille de ce continent en plastique continue de s’accroître de manière exponentielle.
  2. Le deuxième risque est l’ingestion par les animaux marins, de particules plastiques avec des produits polluants dessus. Une fois ingérés, les polluants circulent dans l’organisme de l’animal, et seront ensuite transmis à chaque maillon de la chaîne alimentaire, jusqu’à l’être humain.
  3. Le dernier risque lié au plastique est le transport d’espèces nuisibles dans de nouveaux environnements, qui utilisent le plastique pour traverser de grandes distances et colonisent ainsi de nouveaux milieux.

Tortue piégé en filet de pêche

« Nettoyer les océans, c’est bien, mais c’est à la source qu’il faut réduire le plastique »

Comment peut-on faire pour réduire ses déchets plastiques ?

Les conseils sont simples, et le pouvoir du changement est dans les mains du consommateur :

  • REDUIRE: Eviter d’acheter des produits « suremballés». Pour ce faire, privilegez les circuits courts, les marchés, les aliments vendus en vrac sans emballage.
  • REUTILISER au maximum les objets plastiques que l’on possède avant de les recycler.  Il serait bien difficile de supprimer complètement le plastique, mais il est vraiment possible de le limiter.
  • Boire l’eau du robinet et utiliser une gourde en inox, au lieu d’acheter des bouteilles plastiques. Découvrez notre sélection. 
  • Lorsque vous voyez des filets de pêche et déchets en plastique qui trainent par terre ou sur les plages et bords de rivières, ramassez-les.
  • Sachant que la majorité de la pollution plastique des océans provient des rivières pour se retrouver ensuite dans nos océans, ne jetez pas vos déchets par terre, où que vous soyez- point.

Le remplacement du plastique par le biodégradable ou papier, c’est bien, ou pas ?

Quant aux nouveaux produits biodégradables et dégradables, qui peuvent sembler être une alternative viable, certains possèdent en réalité de nombreuses défaillances. La première est que l’efficacité de biodégradabilité est souvent bien différente dans un environnement réel. De plus, ces emballages biodégradables (mise à part le papier) ne sont pas moins nocifs pour les animaux marins. Ils peuvent s’étouffer de la même manière.

Pour le papier, posez vous la question « y’a-t-il suffisamment d’arbres pour remplacer les sacs plastiques par des sacs en papier » ?

Remplacer un produit à un usage unique par un autre n’est clairement pas la solution.  Choisissez plutôt des équipements et emballages durables, résistants et réutilisez-les.

Si chacun agit à son niveau, en sensibilisant son entourage, nous arriverons à protéger les joyaux de l’océan.

Rédire Réutiliser Récycler

 

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